Évènement

faire / se faire

Créée il y a une trentaine d’années, la onzième édition de la Biennale de l’éducation et de la formation a pu se dérouler à Paris cet automne, du 22 au 25 septembre 2021.

Intitulée « Faire/se faire », cette édition s’est distinguée cette année par une attention particulière aux pratiques professionnelles, ou, autrement dit, du travail. Toute une équipe s’est mobilisée autour de Jean-Marie Barbier dans le cadre de la chaire Unesco « Formation professionnelle, construction personnelle, transformations sociales », et l’Institut Catholique de Paris a fait bien plus qu’offrir un lieu pour réunir plus de 900 personnes. Les moments culturels et les hommages alternaient avec quatre conférences plénières (François Jullien, Boris Cyrulnik, Cynthia Fleury et Philippe Meirieu, Bernard Lahire), mais aussi 22 symposiums et 151 communications en ateliers. Autant d’occasions de dialogues entre recherche et expérience professionnelle.

Au-delà de ce bilan chiffré, c’est toute une communauté scientifique qui s’est réunie et, en quelque sorte, réconciliée avec le monde du travail en repartant du bon pied de la parité et de la coopération. C’est ce qu’explique Jean-Marie Barbier dans le quatrième et dernier journal de la Biennale : « C’est l’aspect multifonctionnel de la Biennale. Cela signifie qu’on apprend à travailler ensemble, à confronter approches, pratiques et méthodologies. Dans ce sens, la Biennale satisfait aux attentes d’une grande diversité d’engagements professionnels. »

Nombreuses sont les suites envisagées à cette édition, mais la plus importante est l’engagement vers une douzième édition. Et pourquoi pas en y faisant une place à Dire Le Travail ?

Richard Étienne, associé de la coopérative Dire Le Travail et membre du conseil scientifique de la onzième Biennale de l’éducation, de la formation et des pratiques professionnelles.

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