Journal d’une bedworkeuse

Journal d’une bedworkeuse – épisode 9

Samedi 21 mars

Je vous ai parlé hier du changement de rythme. Je fais du bedworking jusqu’à midi et toutes mes activités se décalent, etc. Ça, c’est le jour. Mais la nuit, c’est pire. Mon sommeil, déjà tout moche d’habitude, a des allures de nabot. Court, très court sur pattes. Il ne supporte pas le confinement. Moins je bouge et moins je dors. Plus je me lève tard et plus je m’éveille tôt. Il est inversement proportionnel aux horaires décalés. Un vrai problème de santé privée…

Travail de nuit

Aujourd’hui, je suis sur le pont à 2 h du matin. Je n’ai plus vraiment matière à travailler. J’ai épuisé les ressources jusqu’à cet après-midi et ma cueillette de récit. J’emprunte ce joli mot à Catherine Schmutz, de l’Université de Fribourg : elle a monté depuis de nombreuses années une formation de cueilleurs et cueilleuses de récits de vie.

Table de massage

Je vais ressortir ma table de massage, pliée sous mon bureau, euh sous le lit de la chambre d’amis. Voilà ce qui s’appelle optimiser l’espace… et le temps ! J’avais suivi un stage d’une journée il y a quelques étés de cela dans un spa pour apprendre les rudiments du modelage. C’est le moment de pratiquer un peu même si je n’ai qu’un « client » potentiel, et pour cause.

Corinne Le Bars, écrivain public et biographe

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