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Vies de chantier : une coopératrice raconte

1/ Quel a été votre rôle dans le projet ?

Anaïs Jounenc : J’ai participé aux trois ouvrages au sein de l’équipe-projet constituée par la coopérative. J’ai ainsi mis en récit un entretien pour le volume dédié aux maîtres d’apprentissage, un autre pour celui dédié aux apprentis, et enfin cinq pour celui, à paraître, consacré aux formateurs. De belles rencontres à chaque fois ! 

 Concrètement, j’ai d’abord pris contact avec les personnes pour fixer les rendez-vous (pour certains en visio, compte tenu de la crise sanitaire), j’ai discuté avec elles de leur travail à partir des pistes convenues en équipe et retranscrit les entretiens par écrit. Puis je me suis consacrée à la mise en récit à proprement parler avant d’entrer dans l’étape « relectures ». Oui, au pluriel, puisqu’elles passaient à la fois par l’équipe-projet DLT, puis des personnes interviewées et enfin du comité de Relecture CCCA-BTP. Les échanges au sein de l’équipe-projet ont été particulièrement riches lors de ces différents allers-retours. La complémentarité de nos profils et de nos compétences a permis à chacun d’apporter un regard unique et constructif pour la mise au point de tous ces textes.

2/ Quelles découvertes avez-vous faites en prenant part à ce projet ?

Anaïs Jounenc : Sur le dernier volume, celui dédié aux récits de formateurs, j’étais en terrain « connu », étant moi-même formatrice ! Mais n’étant pas familière du secteur du bâtiment, aller à la rencontre de ces professionnels a été source de découvertes… ainsi qu’une occasion d’attacher une attention particulière à ma posture afin de ne pas induire de biais du fait de ma connaissance du métier. 

Côté maîtres d’apprentissage et apprentis, ce fut une plongée dans un univers qui m’était totalement étranger au départ, et que j’ai apprécié de pouvoir découvrir « de l’intérieur » à travers ces rencontres. Ma méconnaissance du secteur – et de fait la non-maîtrise du vocabulaire – me permettait d’avoir un regard naïf et d’encourager l’explicitation lors de l’entretien, ce qui était intéressant !

3/  Une dernière question : quels usages, quelle destination imaginiez-vous pour ces récits alors que vous les produisiez ?

Anaïs Jounenc : Avec Vies de chantier, l’objectif était, pour le CCCA-BTP et Dire le travail, de réaliser des publications à destination des CFA / des jeunes en apprentissage pour mieux leur faire connaître les différents métiers du bâtiment, mais pas seulement : l’idée était aussi d’apporter un autre regard sur le/les métier(s), ainsi que sur l’apprentissage au sens large du terme. 

J’avais donc en tête la réception par ce lectorat, et en particulier l’exploitation possible de ces récits par les formateurs. Je crois beaucoup à l’intérêt pédagogique de ces récits, pour l’avoir expérimenté moi-même dans le cadre de formations que j’animais ! Et puis, il y a, à mon sens, un autre usage de ces récits : en donnant aux personnes interviewées l’occasion de parler et de réfléchir à leur métier, ils constituent, pour chacun, un outil s’apparentant à de l’analyse de pratique.

Merci à Anaïs pour ce retour d’expérience !

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