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À s’en bruler les ailes : paroles de lecteurs

Notre « apéro des lecteurs » autour du livre À s’en bruler les ailes a réuni une trentaine de personnes, dont cinq des auteures des récits. À la suite de cette rencontre, nous avons proposé aux participants de nous adresser quelques mots sur leurs impressions de lecture. Premier florilège.


C’est bien pour toute personne arrivant dans un nouveau poste, pour être conscient des dérives possibles. Je vais le faire lire à ma fille, qui est en école de commerce. Comme c’est un récit, tu ne peux pas dire que c’est faux. Les auteures racontent ce qui leur est arrivé. Souvent, le burn out, on dit que ça arrive à des personnes fragiles. Or on est tous dans le travail fractionné et dans l’urgence. C’est presque une dérive sociétale et j’espère qu’on va en sortir. Le récit est l’outil idéal pour faire passer le message. Ce livre a quelque chose d’universel : ce n’est pas un secteur professionnel précis, ni un âge qui est visé. Tu sais aussi que si elles ont écrit ce livre, c’est qu’elles s’en sont sorties. Ce n’est pas un reportage où tu sais que ça va finir avec un mort sur la plage.

Benjamin


Bravo aux autrices qui ont eu le courage de mettre leur vécu par écrit, afin que d’autres puissent comprendre ou aider à interpréter, expliquer, voire éviter de telles situations.

Trois choses m’ont particulièrement marquée dans ce petit livre que j’ai dévoré, puis offert ou conseillé à des proches :

1. Aucune entreprise, aucune administration, aucun métier n’est épargné.

2. Malgré tous les signaux d’alerte, c’est une situation qui vous frappe d’un seul coup, et il est alors trop tard pour revenir en arrière.

3. Le trou dans lequel on tombe est tellement profond, qu’il est difficile d’en remonter, malgré l’entourage médical et familial.

Claudie, consultante bénévole (association Oser 92)


Ce qui les animait ? C’est la passion viscérale que chacune éprouvait dans son travail et ce point commun de rupture où tout bascule. Il est raconté ici avec tellement de pudeur et de sincérité qu’on ne peut que les aimer, les choyer et leur souhaiter une très belle reconstruction.

Merci mesdames pour ces témoignages qui nous obligent à réfléchir, quelle que soit notre activité professionnelle, sur nos fragilités insoupçonnées. Nul n’est épargné, vous en êtes la preuve.

Hervé, cadre administratif


Toutes nos histoires ont un point commun : la lenteur de l’effondrement, la culpabilité, l’incompréhension, le manque de respect, la « non reconnaissance » et surtout la souffrance physique et psychique. Le travail qui évolue crescendo, des courriels à foison et surtout des situations urgentes et toujours plus urgentes qui nous enferment dans notre carcan. Nous avons toutes un sac de pierre sur le dos, et, quand il est rempli, le cerveau n’imprime plus, le corps n’a plus d’énergie, il s’effondre !

Anne Marie (auteure)


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