Dire le travail en temps de confinement

Confiner, déconfiner : qu’est-ce qu’il en reste ?

Gérard est proviseur d’une cité scolaire, regroupant un collège et un lycée. Des prémisses du confinement, brusque et inattendue, à la gestion délicate du déconfinement, comment assurer autant que possible la vie d’un établissement scolaire ?

Lors des vacances de février, le coronavirus était déjà bien présent dans les médias. L’Italie s’acheminait vers ses premières mesures de confinement. Mais je me souviens d’une sorte d’insouciance, de l’absence de prise de conscience de ce qui allait nous arriver.

Lundi 9 mars, réunion de travail à Lyon, au siège de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, sans savoir bien sûr que ce serait la dernière avant longtemps. Les présents se serrent la main, mais trois d’entre eux refusent ma main tendue : ce que je n’apprécie guère, estimant que tout cela était tout de même un peu exagéré. La réunion regroupa vingt-cinq personnes, serrées comme des sardines dans une petite salle de travail. La distanciation sociale n’était encore qu’un concept un peu abstrait et fumeux.

J’ai été très mobile cette semaine du 9 au 15 mars. Le mardi 10 mars, j’ai pris le TGV pour me rendre à Lille, afin d’assister avec ma casquette de vice-président d’Éducation & Devenir à une journée thématique nationale sur « l’école du tri social ». On sentait bien que quelque chose était en train de se passer, mais pas de gestes barrière pour autant. La question du tri social à l’école apparait rétrospectivement comme un excellent choix, vu ce que nous constatons à présent des effets du confinement sur les relations des élèves à la scolarité.

Le mercredi soir, je suis de retour à Chazelles. Et le lendemain, nous assistons médusés à l’annonce guerrière du président de la République, contredisant les assertions de notre ministre, lequel, plutôt dans la journée, assurait qu’il n’y aurait pas de fermeture générale des établissements scolaires.

Le vendredi 13 mars fut donc une journée bien curieuse. Tous les élèves étaient présents, personne ne respectait vraiment les gestes barrière, sauf parmi les adultes. Comment se préparer à la fermeture annoncée ?

Le démarrage du confinement

Il était impensable de laisser partir les élèves sans aller à leur rencontre, sans un minimum de moment solennel et d’empathie. Avec mes adjoints et les conseillers principaux d’éducation, nous nous sommes empressés de construire un planning de passage dans toutes les classes, pour délivrer quelques messages essentiels : insister sur l’importance des gestes barrière, et le caractère grave de cette pandémie ; adresser nos encouragements aux élèves, en cette période de fermeture qui allait mettre à l’épreuve notre patience et nos repères habituels ; leur exprimer notre empathie, en les assurant de notre disponibilité à les accompagner au mieux via les espaces numériques de travail et les applications informatiques à notre disposition ; enfin, leur dire que nous avions hâte à les revoir, et qu’on tenait à eux.

Subitement, le 16 mars, plus d’élèves dans les couloirs, dans les salles de classe, à la cantine. Nous organisons une première réunion avec quelques professeurs, en mode mi-présentiel mi-distanciel, pour balayer les différents outils à notre disposition pour assurer cette fameuse nouvelle continuité pédagogique. Une équipe de France 3 vient nous filmer, le reportage passera le soir même au JT. Nous tâtonnons. Nous ne savons pas encore que le confinement va démarrer le lendemain, et que cela va complexifier encore davantage notre fonctionnement.

Avec mes trois adjoints (Emmanuel, principal adjoint, chargé du collège, Valérie, proviseure adjointe et Nathalie, adjointe-gestionnaire), nous travaillons encore en présentiel (et ce sera le cas pour les trois semaines à venir). Nous cherchons à établir des modalités de travail : comment faire fonctionner nos réunions de direction ? Comment assurer le lien régulier avec les professeurs ? Et surtout, comment établir le lien avec les élèves ?

Les deux premières questions trouvent assez rapidement une réponse. Les réunions de direction se feront dorénavant en visioconférence, chaque mercredi matin. Pour assurer le contact régulier avec les professeurs, un conseil pédagogique élargi permettra de faire un point hebdomadaire avec les représentants des disciplines, qui pourront d’ailleurs se relayer. Le jeudi matin, ce sont les professeurs du lycée, le vendredi matin ceux du collège. Enfin, j’adopte le principe d’un mail unique quotidien à destination de tous les personnels d’enseignement, d’éducation et administratifs. Pour être certain que ce message soit lu, je réclame un accusé de réception, que je réceptionne et reporte dans un tableau. Ce système un peu fastidieux me permet de constater assez vite que certains personnels oublient d’accuser réception, ou bien ne lisent pas les messages. Il me faudra quelques jours, quelques appels téléphoniques (très bienveillants) aux personnels pour que tout le monde prenne ces messages très au sérieux.

Je tiens à leur adresser ainsi des recommandations au sujet de la continuité pédagogique : ne pas surcharger les élèves de travail, prendre en compte le passage à un mode de travail asynchrone. On ne peut plus travailler en direct, comme en classe. Les emplois du temps n’ont plus lieu d’être, car on ne sait pas comment les élèves gèrent leur quotidien. Les seuls moments synchrones peuvent être des classes virtuelles, auxquelles les élèves assistent, pas tous d’ailleurs.

Je constate rapidement l’inflation des mails, au point à certains moments de ressentir une impression de perte de contrôle : je ne sais plus par où commencer. Hiérarchiser, hiérarchiser ! Mais quand on en a plus de 400 dans une journée, comment fait-on ? Je passe donc encore plus de temps au bureau. Avec mes adjoints, Valérie, Nathalie et Emmanuel, nous en arrivons à la conviction que nous avons encore plus de travail qu’avant.

Il faut dire que nous sommes complètement seuls. Même nos secrétariats sont vides. Sandrine et Véronique viendront très ponctuellement durant ces huit semaines, mais tous les autres acteurs incontournables ne sont plus là. Et il faut aussi faire face aux difficultés inhérentes à l’entretien et au nettoyage. Dès le 18 mars, nous n’avons plus d’agents, qui sont tous placés en autorisation spéciale d’absence. Je découvre le premier hiatus de ce confinement : l’accueil des élèves est certes suspendu, mais pas le fonctionnement des établissements !

Pourtant, la Région nous demande de tout mettre sous cloche, d’arrêter le chauffage, bref, d’entreprendre toutes les opérations habituellement mises en œuvre début juillet avant les grandes vacances. Aux alentours du 18 mars, il ne fait pas encore suffisamment chaud pour arrêter le chauffage (même si nous aurons le plaisir d’avoir sur une partie non négligeable du confinement un temps exceptionnellement agréable !).

La gestion au long cours

Après la stupeur liée au démarrage du confinement vient la période de la gestion au long cours…

À la fin de la première semaine, les nouvelles habitudes s’installent. Je me lève tôt, comme toujours. À 5 h 30, j’enfile mes baskets, et j’effectue mon footing quotidien. Ce fut l’une de mes grandes préoccupations : au début du confinement, on ne savait pas combien de temps et jusqu’où on pouvait courir. Mais les précisions rassurantes arriveront assez vite, et je vais m’habituer assez bien à mon rayon d’un kilomètre autour de mon domicile, dans la limite d’une heure de pratique. De toute façon, tôt le matin, je ne rencontre quasiment personne, seulement parfois quelqu’un qui sort son chien (ou avec son chien, afin de prendre l’air…).

Après un bon petit déjeuner, je rejoins mon bureau vers 7 h 30, et j’y retrouve ma collègue adjointe-gestionnaire, puis un peu plus tard ma collègue proviseure adjointe. Emmanuel, mon collègue principal adjoint, est au collège, à 600 mètres. Nous nous verrons moins régulièrement, mais tout de même de temps en temps pour prendre un café.

Les demi-journées sont consacrées au traitement des courriers électroniques, à la prise de connaissance des instructions de nos autorités de tutelle, ou encore aux correspondances avec les familles. Nous devons aussi éditer les cours et exercices préparés par les professeurs pour les élèves sans connexion Internet. Au fil des jours, il y en aura de plus en plus. À la veille des congés de printemps, une quinzaine d’élèves font l’objet de ce traitement individualisé et sur mesure. L’édition de ces documents est assez chronophage, et il faut jongler avec les rendez-vous que fixent les parents pour venir récupérer les travaux. Mon bureau ressemble à un war cabinet tant il y a de documents éparpillés, repérables par les Post-its de couleur différente.

Je me tiens à mon message quotidien à l’ensemble des personnels : informations règlementaires, conseils sur les démarches pédagogiques, réflexions au sujet de la situation de notre système éducatif, et aussi, un rendez-vous qui va vite devenir addictif, celui du « moment musical du jour ». Je profite de ces messages globalement très sérieux pour proposer et faire connaitre mes préférences musicales, que ce soit dans le jazz, la musique africaine ou la pop anglo-saxonne. Certains professeurs me suggèrent d’ailleurs à leur tour des morceaux que je relaie volontiers.

Fin mars, nous proposons aux personnels de nous transmettre une photo destinée aux élèves, accompagnée d’un message. Face au succès de l’initiative, deux planches de trente-deux photos sont adressées aux élèves et à leurs parents, qui ont semblé enchantés par ce message de soutien et d’encouragement !

L’irruption de la maladie

Dans les tout premiers jours d’avril, quelques symptômes m’inquiètent. Maux de gorge, écoulement du nez, et puis la toux. Je n’ai pas de fièvre, mais ce qui me met la puce à l’oreille, c’est la perte de l’odorat, la fameuse anosmie. Ma collègue proviseure adjointe a également des symptômes, et sa fille est aussi bien malade, avec une fièvre carabinée. En ce début avril, pas de tests, pas de vérification. J’alerte mon DASEN [Inspecteur d’Académie] sur les symptômes, on se contente de me conseiller le repos. Ma collègue Valérie reste chez elle. En ce qui me concerne, les symptômes restent très légers et supportables, je continue donc à travailler tous les jours. En moins d’une semaine, l’affaire est réglée. Les symptômes disparaissent, l’odorat revient. Il m’est plu difficile de me lever le matin tôt, mais dès la mi-avril, je peux reprendre mes footings matinaux, timidement et avec précaution, en réduisant fortement les distances. Je suis conscient de l’immense chance que j’ai : avoir ainsi réussi à éviter des complications, c’est tout de même parfait. Valérie s’en remet également assez vite, mais elle est touchée par une grande fatigue.

Les congés

Mi-avril, les vacances arrivent. On se relâche, même si je continue à veiller sur ma boite électronique. J’ai tout de même fixé deux rendez-vous « électroniques » durant les quinze jours, pour pouvoir transmettre des informations au cas où. Lors du premier rendez-vous, il n’y a pas de nouvelles brulantes. Mais pour le second, nous avons reçu des informations institutionnelles assez précises, venant des académies qui ont repris avant la nôtre. Le déconfinement pointe le bout de son nez, et le débat s’agite dans les médias sur les modalités de reprise des activités. Nous reprenons le 4 mai, et le 7 mai, une conférence de presse du Premier ministre doit annoncer les mesures de la phase 1 du déconfinement. Jusqu’au dernier moment, nous restons dans l’incertitude sur le classement du département : passage au vert ou maintien en rouge ? Finalement, ce sera le vert !

Le déconfinement

Jeudi 7 mai, le top départ est donné on va donc déconfiner pour de vrai à compter du 11 mai. En fait, pour les collèges, ce sera à compter du 18 mai : une semaine de plus de répit pour tout préparer.

Le premier enjeu est de bien appréhender le protocole sanitaire et ses 54 pages de consignes détaillées au millimètre. Tout est prévu : le sens de circulation à mettre en place dans l’établissement, la disposition du nombre de tables dans chaque salle de classe, l’adaptation des sanitaires, l’organisation des récréations et l’aménagement de la cour, les points de distribution de gel hydroalcoolique ou de savon liquide, la capacité d’accueil, sans oublier les obligations sur le port du masque.

Pour calculer la capacité d’accueil, il nous faut croiser deux données fondamentales : nos ressources humaines disponibles, en agents d’entretien et en personnels d’éducation et d’enseignement (AED). Combien d’agents, combien de professeurs et combien d’AED vont être présents ?

Nous faisons vite le constat (et c’est corroboré dans quasiment tous les établissements scolaires) que nous aurons suffisamment de professeurs et d’AED. Le problème crucial sera donc bien la mise en œuvre des consignes draconiennes en termes de nettoyage et de désinfection des espaces communs (couloirs, halls, CDI, salle des professeurs, bureaux de la direction et de la Vie scolaire, etc.). Pour assumer toutes les tâches de nettoyage et de désinfection, la ressource humaine est relativement faible. Non pas que les agents ne soient pas motivés, bien au contraire, mais ne disposer que d’à peine trois agents disponibles limiter notre capacité d’accueil.

Notre situation est compliquée par le fait que nos collégiens mangent au restaurant scolaire du lycée, lequel est géré par la Région. Avec Nathalie, adjointe-gestionnaire, nous entamons un cycle de négociation portant sur un double front : organiser la réouverture de la restauration, en rédigeant un protocole de reprise rigoureux ; obtenir, ce qui serait une concession historique, le détachement d’un ou deux agents pour prêter mainforte aux agents du collège, dépendant eux du département.

Plusieurs jours sont consacrés à divers va et vient, coups de téléphone aux responsables de service au département, à la Région, à l’Inspectrice d’académie adjointe. Nous sommes très optimistes certains jours, pour déchanter dès le lendemain… Mais nous obtenons finalement satisfaction sur les deux points : le restaurant scolaire sera rouvert, et deux agents de la Région vont travailler au collège. Cela parait anodin. Pourtant, c’est un précédent capital, qui nous permettra en situation de crise de mieux mutualiser nos ressources humaines. Il ne reste qu’à procéder à des tests de recherche de légionelles : en attendant les résultats, l’eau chaude sanitaire ne pourra pas être utilisée…

Tous ces éléments nous conduisent à fixer dans un premier temps notre capacité d’accueil à trente-trois élèves, c’est-à-dire trois salles de onze élèves de 6e et de 5e. Cela fait bien peu, puisque nous accueillons habituellement 460 élèves. Mais la priorité, c’est de pouvoir assurer le protocole. Tout le protocole, rien que le protocole.

Le plan de reprise peut donc être rédigé. Parallèlement, notre CPE et les AED commencent à cibler les élèves prioritaires, à appeler les familles. Nous recensons une cinquantaine de cas : enfants de personnels soignants ou enseignants, élèves bénéficiant déjà en temps ordinaires de dispositifs particuliers, ou encore repérés comme très fragilisés par la période du confinement. La jauge d’accueil étant à trente-trois, nous ne pouvons pas prendre tout le monde, et il nous faut faire certains choix douloureux. En espérant que parmi les premiers accueillis, quelques élèves finalement se désistent… ce qui arrivera en effet pour trois d’entre eux. Trois élèves en liste d’attente pourront ainsi intégrer les groupes.

Notre hiérarchie nous demande en urgence de réunir notre conseil d’administration. Pendant plusieurs jours, c’est un vrai flottement : faut-il faire voter le plan de reprise ou seulement recueillir un avis ? Les services du Rectorat eux-mêmes ne savent pas. En l’espace d’une semaine, nous avons trois instructions contradictoires, pour finalement recevoir la veille de notre conseil d’administration la demande formelle de faire adopter officiellement le plan de reprise.

Auparavant, en équipe de direction, nous avons décidé de réunir la commission hygiène et sécurité (CHS) du collège. Cette étape n’a rien d’obligatoire, mais il nous semble mieux de jouer la carte de la transparence et de passer en revue, en grandeur nature, notre plan, afin de pouvoir entendre remarques, observations et critiques. C’est que cet exercice est bien inédit pour tout le monde.

Cette commission se réunit le jeudi 14 mai. Pour plusieurs professeurs, les deux élèves et les parents d’élèves, c’est le premier retour physique dans l’établissement. Nous nous sentons tous un peu gauches avec nos masques. Les professeurs, les parents comme les élèves sont impressionnés par le travail préparatoire effectué : le fléchage au sol, les panneaux qui indiquent les consignes, l’aménagement des toilettes, des salles de classe. Tout a été pensé au moindre détail, et l’ensemble donne une atmosphère un peu surréaliste. À l’issue d’une heure de circulation, d’échanges sur tel ou tel aspect, la CHS émet à l’unanimité un avis favorable. Nous sommes rassurés : une dynamique vertueuse est enclenchée.

Le lendemain, vendredi 15 mai, c’est la « pré-rentrée » des professeurs. Nous recommençons à faire le tour, à tout expliquer, à expliciter les consignes, et tout se passe parfaitement bien.

À 11 h, lors de la réunion du conseil d’administration, l’adoption du plan de reprise est une formalité. Nous sommes donc fin prêts. Les masques sont arrivés (dotation de l’État). Matériellement tout est prêt.

Le lundi 18 mai, nous y sommes, pour une toute petite semaine du fait du pont de l’Ascension. Nos trente-trois élèves arrivent calmement, tous masqués. L’infirmière prend la température de chacun avec notre thermomètre sans contact, et les élèves se désinfectent les mains une première fois (il y a entre douze à quinze lavages des mains par jour…). Ils sont ensuite conduits par un AED jusqu’à leur salle de classe, où ils restent toute la journée. Ce sont les professeurs qui se déplacent. Les temps de récréation sont gérés par les AED. Par chance, nous avons trois cours de récréation, et chaque groupe peut se voir attribuer une cour. Et à midi, c’est le déplacement par petits groupes au restaurant scolaire, où le circuit qu’ils empruntent a été également soigneusement pensé.

Au bout de cette première journée, tout s’est donc parfaitement passé. Les élèves étaient bien sûr impressionnés, et il a fallu attendre l’après-midi pour qu’ils se détendent un peu. Les professeurs ont été rassurés et même séduits par cette ambiance studieuse et relativement sereine. Nous avons néanmoins eu trois désistements d’élèves qui ont exprimé leur malaise devant une ambiance trop anxiogène. Ces retours sont néanmoins restés assez marginaux, et il n’y a pas eu d’autres désistements par la suite.

À l’issue du weekend de l’Ascension, nous démarrons la seule semaine complète du mois de mai, avec l’inconnu des annonces gouvernementales du jeudi 28 mai : quid de l’ouverture sur les niveaux 4e et 3e ? Quid de l’ouverture des lycées ? Entre collègues, tous les paris sont ouverts, même celui d’un allègement du protocole sanitaire. Nous anticipons les mesures à prendre :

  • augmenter la capacité d’accueil du collège, en passant de trente-trois à soixante-six élèves, mais en renonçant à accueillir des élèves de 3ème, sauf à la marge quelques élèves en grande difficulté sur leurs projets d’orientation ;
  • parvenir à une capacité d’accueil à 180 élèves au lycée, où nous avons davantage d’agents, avec comme contrainte majeure le service de demi-pension, qui ne peut assurer que deux services de 90 élèves. Nous choisissons de donner la priorité aux niveaux 2nde et 1ère. Seuls les élèves de Terminale dont on sait déjà qu’ils vont se situer entre 8 et 10 à l’issue des résultats du 1er groupe du baccalauréat et qui doivent préparer les oraux du 2nd groupe, seront accueillis.

Il nous reste enfin, après les annonces ministérielles, qui globalement n’ont eu rien de surprenant, à planifier pour le lycée le même calendrier qu’au collège : réunion de la CHS, prérentrée des professeurs et réunion du conseil d’administration. Les délais étant incompressibles, nous n’ouvrirons pour nos élèves lycéens qu’à compter du lundi 8 juin.

Cette situation inédite est arrivée comme un coup de massue, et a véritablement bouleversé la professionnalité des personnels de direction. Elle sera certainement riche d’expériences. Tout de même, nous sommes plutôt impatients d’en sortir !

Gérard, proviseur d’une cité scolaire.

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