Dire le travail en temps de confinement

Appel à témoignages : dire le travail en temps de confinement

Contraint de travailler à domicile, contraint de ne plus travailler, contraint de travailler à l’extérieur malgré les risques : que devient votre travail en ces temps de confinement ?

En « télé travail » plus ou moins forcé. Comment vous y prenez-vous pour assurer vos tâches au mieux, ou à minima, malgré l’absence de rencontres professionnelles, avec des outils numériques plus ou moins fiables, une hiérarchie, des collègues, des prestataires, des clients à présent à distance ? En présence éventuellement du conjoint ou de vos enfants, ou au contraire en cas de solitude, plus ou moins supportable ?

En « chômage technique » plus ou moins complet. Comment considérez-vous votre travail dans ce contexte si particulier ? Plutôt sur le mode « ouf, quel soulagement », ou alors « en fait, qu’est-ce que ça me manque » ? Comment envisager la reprise, les perspectives professionnelles après une rupture aussi brutale ?

En « travail indispensable ». Quel est ce travail qui doit se faire coute que coute ? Que faites-vous des injonctions à la responsabilité, voire à l’héroïsme ? Comment assumez-vous, dans la mesure du possible, les consignes de « distanciation sociale », la prise de risque ?

Nous voudrions partager des récits d’activités concrètes pour raconter cette épreuve du travail en temps de confinement :

  • des anecdotes significatives comme des récits au long cours ;
  • des textes sérieux ou drôles, très descriptifs ou un peu poétiques ;
  • des journaux de bord de vos galères, format barque de plaisancier ou Titanic, jour après jour, semaine après semaine ;
  • des dialogues avec votre collègue à l’autre bout du monde, avec votre conjoint dans la pièce d’à-côté, avec votre ordinateur récalcitrant.

À vous la parole pour raconter le réel de votre travail,
vos bricolages pour tenir le coup, vos astuces pour vous en sortir, vos affres, vos fiertés.

Pourquoi raconter ?

Partager ces récits peut contribuer

  • à garder le moral, ce qui n’est déjà pas rien ;
  • à reconnaitre l’engagement de chacun dans son activité, dans ces conditions hors du commun ;
  • à favoriser l’entraide, la diffusion de manières de faire pouvant en aider d’autres ;
  • à renforcer les solidarités en montrant les activités concrètes des uns et des autres.

Comment raconter ?

Deux solutions possibles pour aboutir à un récit :

  • Si vous êtes à l’aise à l’écrit, vous pouvez nous envoyer un petit (ou grand) texte, que nous pouvons retravailler ensemble si nécessaire.
  • Si vous préférez passer par l’oral, nous pouvons vous mettre en relation avec un coopérateur de Dire Le Travail pour échanger par téléphone ou internet, à charge pour lui de préparer un récit à partir de vos propos, puis de le finaliser avec vous.

Pour les plus motivés : nous serions intéressés pour suivre votre travail durant toute la durée du confinement, par un échange téléphonique ou un envoi de texte tous les trois jours ou toutes les semaines.

À quelles conditions ?

Dans tous les cas, nous ne diffusons que des propos que vous avez validés, après accord explicite pour publication.

L’anonymat est possible, et il n’est pas nécessaire de citer votre employeur. Nous avons cependant besoin de bien comprendre en quoi consiste votre activité.

L’ensemble de cette démarche, pour toutes celles et tous ceux qui y participent, est bénévole.

Nous ferons connaitre ces récits par tous les moyens disponibles, en particulier en le mettant en ligne sur notre site et sur une édition participative du site Mediapart.

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